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Compte-rendu de la journée d’inauguration du LABEX IRMIA

Compte-rendu de la réunion du Comité d’Orientation du Labex « IRMIA » 15 juin 2012
Présents : Henri Carayol (Prof. IRMA, représentant Y. Bugeaud), Jean-Marc Couveignes (Prof. Univ. de Bordeaux I), René Ecochard (Prof. Biostatistiques, CHU Lyon), Fabrice Colin (Actuaire, Crédit Mutuel), Thomas Delzant (Prof. U. de Strasbourg, Directeur IRMA), Pierre Navarro (IR, IRMA), Vincent Heuveline (Prof. KIT), Daniel Egret (Astronome, Observatoire de Paris, et GENCI), Claude Viterbo (Prof. Orsay et ENS Paris)
et par vidéoconférence : Cedric Villani (Université de Lyon et IHP) et Sylvain Petitjean (INRIA, Nancy)
Excusés : E. Westhof (V.-P. Université de Strasbourg) ; A. Huber (Prof. Université de Freiburg).
Thomas Delzant, coordinateur du Labex a commencé par présenter les objectifs du Labex : renforcer la capacité de recherche de Strasbourg en mathématiques et accroître les synergies à l’intérieur de l’Université, et avec les partenaires régionaux (Freiburg, Karlsruhe, Bâle, etc..) et industriels.
Outre les équipes de l’IRMA, les équipes partenaires dans l’Université sont ICPS (dont une partie est équipe-projet INRIA) pour la parallélisation, et les Biostatistiques pour la partie Hospitalière.
En ce qui concerne le développement de l’offre d’enseignement, elle est basée sur la mise en place de :
 Master classes (coordonnée par S. Kharlamov)
 Bourses prédoctorales pour attirer des thésards de premier plan
 Ecole de statistiques
Pour les relations avec l’industrie, le projet s’appuie sur le Centre de Statistiques, AMIES (dont C. Prudhomme ; recruté comme professeur, est le responsable Nord- Est et Calcul Scientifique). L’IDEX va financer 2ans d’IR pour la mise en place d’une plate forme de modélisation, et le Labex prévoit de financer des vacations pour les « facilitateurs ».
Pour la recherche, il s’agit de financer des projets, des contrats doctoraux et postdoctoraux. Henri Carayol souligne les difficultés que peuvent poser les multiplications de décharges de service. T. Delzant souhaite proposer aux postdoc et aux doctorants d’assurer un service d’enseignement rémunéré afin de pouvoir aider à résoudre ce problème. S’il n’y a aucune difficulté à le faire au niveau post-doc, les contrats doctoraux ne permettent pas en principe de cumuler de salaire sauf « mission doctorale », et ce problème est encore à l’étude. Des missions doctorales pourront néanmoins être financées pour des travaux autres que de l’enseignement (exemple Cercle mathématique », traduction du calendrier, etc) ; l’administration étudie cela avec bienveillance.
La gouvernance est constituée par un Conseil d’Orientation, un Conseil scientifique, et un Comité local de pilotage, constitué de 4 personnes, souvent élargi à l’ensemble des 9 responsables des équipes de recherche.
Afin de pouvoir financer les actions dès le financement arrivé, il a été proposé que les premières passent par le filtre des appels à projets de l’IDEX. L’IDEX va d’ailleurs financer à travers l’appel à projet « attractivité » un CDD de 2 ans d’IR pour un projet de plate-forme de modélisation, dossier présenté par C. Prud’homme.
Cette approche, que le Comité trouve excellente, permet de financer dès septembre un post-doc en géométrie algébrique (projet porté par Gasbarri) et un contrat doctoral en HPC (projet porté par P. Clauss et P. Helluy), L’équipe de statistique n’a pas souhaité soumettre de projet, mais un projet de contrat doctoral commun entre l’équipe de Biostatistique et celle de Statistique (Meyer-Bertand) tout à fait dans l’esprit du projet IRMIA est en préparation.
Questions des membres du Comité :
F. Colin s’interroge sur la formation « actuariat ». T. Delzant précise que le recrutement d’un professeur est prévu en 2013. La responsabilité du DU d’actuariat est maintenant prise en charge par J. Franchi. Le projet « IRMIA » prévoit de financer dès 2013, pour ce diplôme, des enseignants extérieurs invités, mais n’avait pas prévu au départ de financer un IR dans cette thématique ; cette demande sera donc examinée par le conseil scientifique en même temps que les autres demandes.
S. Petitjean pose les questions suivantes :
 Quel est le calendrier de l’appel d’offres (annuel ou au fil de l’eau). T. Delzant répond que les appels d’offres étant soumis au CS, un système au fil de l’eau n’est pas à l’heure actuelle envisagé ; le calendrier sera établi de façon concertée avec les responsables des équipes de recherche.
 Est-il prévu de réserver des bourses doctorales aux partenaires régionaux. La réponse est négative, car Strasbourg est déficitaire en bourses, alors que certains partenaires seraient plutôt excédentaires ; le texte de l’appel à projet prévoit néanmoins de soutenir particulièrement des cotutelles régionales.
V. Heuveline demande comment sera fait le reporting, et si ce reporting fera l’objet de communication extérieure. T. Delzant précise qu’une journée annuelle est prévue ; elle pourrait coïncider avec la réunion annuelle du conseil d’orientation.
D. Egret demande quelles actions sont prévues pour accroître la notoriété et l’influence des mathématiques. T. Delzant répond que les interactions de l’IRMIA devraient désenclaver les mathématiques et les rendre plus visibles.
R. Ecochard demande comment faire pour que chacun bénéficie de la présence des autres. Il propose que l’équipe de Biostatistiques fasse une présentation de ses recherches devant les médecins. T. Delzant note que l’équipe EDP-TC a invité E. Sauleau et N. Meyer à présenter leur projet à un séminaire « Modélisation bayésienne de la progression tumorale » dès le mois d’avril. J.M. Couveignes demande si des chaires d’excellence sont prévues. T. Delzant répond que le projet en prévoit, au niveau junior sur le modèle des postes Hadamard de l’école Polytechnique, mais que les difficultés pour la mise en place de telles chaires ne sont pas encore résolues. Par ailleurs l’IDEX, dans le cadre d’un « Institut d’Etudes Avancées de Strasbourg », met en place des « chaires d’excellence » senior de 3 mois à 2 ans réservées à 10 scientifiques de très haut niveau. Les mathématiciens sont invités à y postuler. C.Villani demande si des actions grand public sont prévues. T. Delzant répond que l’IRMA en collaboration avec l’IREM organise un Cercle de Jeux mathématiques (T. Beliaeva), hebdomadaire et qu’Ana Rechtman a un projet de traduction du calendrier mathématique mexicain, en collaboration avec les Presses Universitaires de Strasbourg ; les difficultés administratives retardent ce projet.
Pour qui concerne les membres pressentis du Conseil Scientifique, et dont les noms ont été proposés par les équipes de recherche, le Conseil d’Orientation souhaite que chaque membre soit présenté par un texte d’une dizaine de lignes qui explique l’intérêt de sa présence dans le Conseil.
Après un déjeuner très sympathique, au cours duquel de nombreux échanges fructueux ont pu être noués, le Comité assiste à la présentation de N. Meyer et E. Sauleau du CHU de Strasbourg sur la biostatistique, de C. Giraud (AxaSim) et P. Helluy sur l’implémentation sur GPU des équations de Maxwell, et de P. Clauss (ICPS) sur les applications de polynômes d’Erhardt en informatique.
En conclusion, le Comité est très impressionné par le travail de mise en oeuvre du Labex et considère que les choix des composantes sont excellents, de même que les différents axes de développement qui ont été retenus. Il apprécie par exemple l’implication de la composante de Calcul Haute Performance, qui a à la fois des projets relevant de la recherche, développe ses collaborations régionales, met en place des Master classes. Le Comité ne doute pas que les autres composantes du Labex, des plus fondamentales aux plus appliquées s’inséreront avec la même conviction et la même énergie dans le Labex. La mise en place de l’AMIES devrait être réfléchie de manière proactive par l’IRMIA, en tenant compte des spécificités régionales, sans nécessairement suivre un canevas standard.
Enfin le Comité remercie les membres du Labex pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité.